quinta-feira, 20 de março de 2014

Indignations par le monde et au Brésil. Pourqoi la FIFA a ignoré nos réalités?

  • L’indignation au Brésil est depuis longtemps ancrée dans la nuit des temps et finit par atteindre bien plus l’indigné que la cause qui le tourmente. C’est lui qui est soumis au ridicule et finit par être montré du doigt á force d’insister dans sa colére et son indignation face aux scandales qui finissent par arriver en surface. A force de ne punir personne en fait, on a fini par perpétuer le slogan populaire que tout finit en pizza! Par contre une sorte d'indignation est visible sans que personne en parle réellement: il y en a marre á voir tout un peuple qui semble convaincu que vivre et survivre c'est pareil! En outre on montre du doigt le monde qui bouge et qui clame contre les corruptions d'ailleurs, et l'on conclut que la corruption brésilienne est la même chose, de la même espèce. Et que l’art de survivre est aussi agréable que l'art de vivre!  
  • Ici, exprimer son indignation devant bien des faits aussi graves les uns que les autres c’est aller á contre courant puisque tout finit par être transformé en banalités. Il y a une sorte de mur du silence immédiat á toute révélation qui indigne au pluriel. On en parle un certain temps puis d’autres raisons d’indignation surgissent banalisant la premiére. Celle-ci reste sans punition. Ou la justice se saisit de l'affaire et couvre les procés sous le secret du silence. Ceux-ci peuvent durer 10, 15 ou 20 ans; s'il y a culpabilité celle-ci tombe sous le coup de faits si vieux que nulle punition ne peut être sévère. Sauf quand il s’agit de petits vols dans le petit commerce quand la loi et la police sont implacables. Et pourtant que de gens ici souhaitent un changement profond. Mais, que faire ? Comment s’y prendre ?
  • Deux des derniers scandales ici raménent á Juin 2013 et á la Coupe de la Fifa. On cherche á expliquer encore l’explosion populaire de Juin suivie de violences extrêmes jamais assez éclaircies, Celles-ci deviennent alors le sujet principal alors que le "j'en ai marre", naturel devant  l'absence de qualité de vie pour la majorité de ceux qui vivent au Brésil, bien d'étrangers inclus qui ont fini par sentir le poids de bien de crises depuis leur présence ici. Qu- at-on su sur l'état des transports publics entre les mains de quelques familles seulement et qui ne regardent point que leurs intérêts. On a oublié d'inclure la dignité humaine dans la manière de transporter les gens. Tout en essayant de maintenir sous silence, ou sans aucune transparence sur l’ordre des choses, pourquoi nos métros, mêmes les lignes les plus récentes, ne donnent plus compte de leur efficacité. Des millions de personnes font un sacrifice terrible pour travailler, produire, pouvoir assurer un minimum de temps libre pour eux-mêmes et leurs familles. '
  • Quant á la Coupe du Monde de la FIfa bientôt, il faut rappeler les propos portés contre le manque d'ethique des deux instances maximum du sport, la FIFA et le Comité Olympique International Publiquement, une personnalité liée au foot en Suisse  a rendu publique, ces derniers jours ses dures critiques envers leurs comportement au Brésil. Il est de plus en plus visible que la grande affaire a été la construction de stades qui ont avalés des fortunes (qui manquent partout ailleurs, allant des transports en commun, aux besoins de santé et des écoles, au besoin de créches) et les médias/publicité qui vont se régaler au prix d'une liesse collective qui sera maintenue bien vivante, sachant que les Brésiliens ont le foot dans le sang. Et la Coupe sera toujours une fierté nationale. Quand un des principaux responsables de la FIFA parle déjá des bénéfices engranjés comment peut-on ne pas donner raison á ceux qui clamente contre la réalisation de la Coupe? Il est trop tard, bien sûr, puisque les bonnes affaires se sont déjá déroulées et leurs résultats sont á l'abri de toute surprise.
  • Parler de pénurie est bien ridicule quand c’est la liesse des foules qui intéresse. Du moins c’est ce que prétendent ceux qui sont fiers de leur rôle dans cette question. On a installé des stades á n’en plus finir sans se préoccuper comment les maintenir en bon état par la suite quand tout ici connaît une dégradation immédiate raison budgets insuffisants. Alors que le fric disparaît comme par enchantement ! Que de laboratoires et équipements d’hôpitaux sont oubliés quelque part dans la brousse sans que personne puisse expliquer comment on en est arrivé lá...
  • Alors que les foules dehors protestent contre le manque d'emplois, les bas salaires, les précarités revenant dans leur vie, l'indignation est loin encore d'exiger une dignité humaine dans la façon de vivre. Ce qui se passe dehors semble ancrer des excuses comme citées ci-haut: "le monde est ainsi, alors pourquoi pas au Brésil".
  • Cette sorte de divagation sur le rôle de l’indignation dans la scéne mondiale actuelle cherche tout simplement á inscrire les brésiliens sur une même table d’autres indignés par le monde, essayant d’établir un point commun entre tous : un besoin de reconnaissance de dignité humaine dans la forme de vivre ! 
  •  La somme des indignés et les raisons qui les poussent á réagir ainsi peuvent fort bien représenter une évolution sociale significative malgré toutes les crises économiques récentes quand banques et maîtres de la finance ont connu bien de secours immédiats alors qu’on demande patience aux communs des mortels.
  • La crise au Brésil a bien sûr des raisons bien brésiliennes mais aussi des faits incontestables qui prouvent que dans les pays démocratiques d’Occident et d'Extreme Orient (Japon) on a fermé les yeux sur bien de comportements qui ont provoqués le malheur des autres. Et le Brésil est un des pays qui a bien contribué à accueillir des millions d’immigrés épargnant á leurs nations d’origine de devoir les prendre en charge. Et de mener une politique sociale soulagées de voir leurs ex-compatriotes pris en charge par les nouvelles nations qui les accueillir. Il faut pouvoir débattre cette question sans haine ni sentiment de revanche ou de racisme. Une façon de revoir les politiques économiques suivies après deux bonnes guerres mondiales, placées dans une tranche d'histoire dominée par la Guerre Froide. Il faudrait prendre du recul pour se rendre compte á quel moment la condition humaine de vivre est 'a l' origine de bien d' indignations actuelles.
  • En outre, quoi de plus banale au Brésil qu’une favela ? Et pourtant aucune mobilization, aucune indignation ne semble surgir pour critiquer cet 'etat des choses. Comment l'expliquer?
TouficAttar.
2a parte blog-ocdc tema indignaçao em fr.